Quelques notions de base pour mon éducation

 

Attention, pour être heureux, je n’aurai pas besoin de manger dans une écuelle en or, de porter un bandana, de dormir dans le lit de mes maîtres ou de recevoir des friandises à table.

NON, pour être heureux, j’aurai besoin de COMPRÉHENSION ! Vous parlez une langue, j’en parle une autre. Je fais tant d’effort pour vivre à votre façon… j’aimerais juste que vous en fassiez également un petit peu pour comprendre mon langage…

N’oubliez pas non plus que si, aujourd’hui, je pèse environ 10 kg, j’en pèserai un jour 60, et il sera alors indispensable que je sois un terre neuve « bien dans sa tête ». Bien sûr, chaque famille à ses propres règles de fonctionnement, mais il existe quelques règles fondamentales qui feront la base de mon éducation :

  1. Ne JAMAIS hésiter à reconnaître ses difficultés et à les confier à un professionnel de la relation homme / chien. Parlez-en avec vos éleveurs et n’hésitez pas à passer les voir avec votre chiot si les rapports avec ce dernier prennent une tournure non désirée. Visitez également ce site pour trouver un comportementaliste compétent qui exerce dans votre région si cela est nécessaire :

http://www.comportementaliste-formation.com/trouver-comportementaliste-region-France-Belgique-Suisse.html

  1. Un chiot explore son environnement en mettant tout en bouche. Avant son arrivée chez vous, pensez à SÉCURISER son lieu de vie : retirez les plantes toxiques, vérifiez que des fils ne trainent pas partout à terre, déplacez la nourriture du chat en hauteur et éventuellement son bac à litière. Si les premiers jours, votre chiot va dans un lieu non désiré ou mâchouille un objet qui ne lui est pas destiné, appelez-le à vous gentiment et proposez lui une autre activité (un de ses jouets, un câlin…). Lorsque votre chiot aura un peu grandi, il sera toujours temps de remettre votre déco à sa place.
  2. Sortez votre chiot en laisse AVANT 3 mois afin de le socialiser correctement. Il n’est pas nécessaire d’aller dans des endroits bruyants ou très peuplé. Au contraire, promenez-vous dans un sentier propre où tous les chiens du quartier ne sont pas passés avant vous et marchez très lentement en laissant votre chiot reniflé afin qu’il pense à faire ses besoins. Si l’endroit que vous avez choisi est trop stimulant, il ne pensera pas à se soulager. De même, si votre lieu de promenade est pour lui est effrayant, il ne pourra pas se soulager non plus…  il doit se sentir en sécurité.

Ensuite, quand votre chiot grandit, quelle que soit la taille de son jardin, sortez-le tous les jours, pour lui, c’est indispensable ! Cela lui permet, entre autres, de mener une vie sociale avec ses congénères en reniflant partout leurs odeurs et en y laissant les siennes. De plus, sachez qu’un chien qui renifle les « bonnes » odeurs de son quartier se dépense autant (point de vue calorique) qu’un chien qui courent dans tous les sens…

  1. Si votre chiot est effrayé par quelque chose (un bruit dans la maison, une voiture qui passe…) surtout NE le caressez PAS ! En effet, en le caressant, vous êtes en train de lui dire qu’il a eu une bonne réaction, que c’est « bien » d’avoir peur ! La maman chien rassure ses chiots en ne faisant RIEN. Si elle ne réagit pas, c’est qu’il ne se passe rien d’important, donc, cela ne sert à rien d’avoir peur !! Devant un chiot qui a peur, on ne réagit pas : vous êtes son nouvel être d’attachement, si vous ne réagissez pas, c’est qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur…
  2. Pour les repas, vous agirez toujours de la même façon qu’il ait deux mois ou 10 ans : vous allez préparer sa gamelle hors de sa présence et allez la déposer sur son porte-gamelle, toujours en son absence (mettez-le au jardin ou enfermez-le dans une autre pièce). Ensuite, faites-le entrer et laissez-le manger seul. Donc, sortez de la pièce ! Au bout de 10 à 15 minutes, allez récupérer la gamelle. Qu’elle soit vide ou pas, vous la rangez. On ne laisse pas traîner de gamelle (de croquettes) par terre. Nourrissez votre chiot dans une pièce où il pourra manger seul et tranquillement donc ni dans la cuisine ni dans le salon de préférence…

Laissez toujours de l’eau à sa disposition, même la nuit, surtout si vous le nourrissez tard…

  1. Votre chiot a besoin de jouets à mâchouiller pour s’épanouir, surtout que ses dents de lait vont bientôt tomber et que ça le démange un peu. Il a également besoin que l’on joue avec lui, mais pas n’importe comment…  Oubliez les jeux de rapport de force (je tire d’un côté, tu tires de l’autre) et les jeux où vous vous mettez à quatre pattes : vous n’êtes pas un chien ! Les « bons » jeux sont ceux de lancer de balles ou de bâtons (à condition qu’il n’y ait pas d’autres chiens dans les environs pour les bâtons, souvent sources de conflit). Ayez de préférence deux balles (ou deux jouets, bâtons…) : vous lancez le premier, puis, sans vous occupez de celui que tient votre chien, vous lancez le second et pendant qu’il va le chercher, vous ramassez le premier et vous le lui relancez, etc.
  2. Avant de partir, d’aller vous coucher… n’accordez pas trop d’attention à votre chien. De fait, lorsque vous vous occupez de lui, il vit des « moments plein » (d’activités). Or, quand vous n’êtes pas là, il vit des « moments vides » (il ne se passe rien, il s’ennuie). Si le contraste/ l’écart entre les moments où vous êtes là (le « plein ») et les moments où vous n’êtes pas là (« le vide ») est trop important, alors votre chiot aura du mal à supporter votre absence. Donc, quand vous êtes avec lui, ne lui accordez pas toute votre attention ni tout votre temps.
  3. N’allez jamais vers votre chien, faites le venir à vous. Il a un nom, utilisez-le ! Si nécessaire, dans les premiers temps, attirez-le avec des friandises.
  4. Lorsque votre chien est excité (l’excitation, ce n’est rien d’autre que de l’agitation non contrôlée), laissez-le se calmer tout seul et changer de pièce si nécessaire sans le regarder, lui parler, le toucher. Par exemple, si votre chien saute partout parce que vous avez sorti son collier, restez sur place ou esquivez-le s’il vient sur vous sans le regarder, le toucher, lui parler. Si vous dites « non » ou le repoussez, etc. vous ne faites en réalité que l’exciter davantage, comment dès lors, pourrait-il se calmer ?
  5. Ne permettez pas le jeudi ce que vous n’acceptez pas le mercredi. Soyez cohérent.
  6. Quand vous devez exercer une contrainte sur votre chiot (le brosser, lui administrer un médicament ou lui mettre de la crème), appelez le, manipulez-le et surtout félicitez-le toujours avec une friandise ! Si vous le brossez en douceur et qu’il n’apprécie pas trop, dès qu’il se tient un peu tranquille, félicitez-le et arrêtez rapidement. Vous recommencerez plus tard (quelques minutes de repos vous éviteront de vous énerver et permettra à votre chiot de ne pas assimiler la brosse à quelque chose de très désagréable !)
  7. On ne va JAMAIS voir son chiot (ou son chien) dans son panier, même si c’est pour le caresser.  C’est son refuge et personne ne doit aller le déranger quand il y va.
  8. On ne réveille pas un chien qui dort, il peut être surpris et avoir peur. N’oubliez pas qu’un chiot a encore besoin de beaucoup d’heures de sommeil…

Sylvie Wuyts

Comportementaliste,

Spécialiste de la relation Homme/Chien

www.comportementaliste-belgique.eu

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